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Définition selon les sciences empiriques : Attitude qui consiste à baser ses idées sur des preuves observables (appelées preuves empiriques) et à être ouvert·e à changer ses théories si de nouvelles preuves apparaissent. Ce qui définit la science, ce n’est pas le sujet étudié ou la méthode utilisée, mais plutôt les valeurs et l’état d’esprit de celles qui la pratiquent. Il n’existe pas une seule méthode scientifique universelle. Par exemple, une découverte faite par hasard ne devient scientifique que si la personne qui la fait a assez de curiosité pour l’explorer en profondeur, puis utilise des preuves solides pour revoir ses croyances en conséquence.
Source : McIntyre, L. (2019). The Scientific Attitude: Defending Science from Denial, Fraud, and Pseudoscience. MIT Press.
L’attitude scientifique est aussi connue sous le nom de rationalité scientifique.
La rationalité scientifique désigne l’utilisation de la raison et de la logique pour guider la recherche scientifique. La science est souvent vue comme le modèle de la rationalité parce qu’elle suit des règles claires : elle repose sur des preuves solides, rejette les explications surnaturelles, privilégie l’objectivité et vérifie rigoureusement ses idées à travers des tests accessibles et reproductibles. L’engagement à respecter ces principes est ce qui permet de considérer une discipline, comme la psychologie, comme une véritable science.
Source : Apa dictionary of psychology. (s. d.). Repéré le 7 janvier 2025 à https://dictionary.apa.org/
L’étude critique des sciences, qu’on nomme l’épistémologie, nous a appris que notre observation des faits pouvait être biaisée par des idéologies et préjugés. Nos observations et nos interprétations des faits, ou des preuves scientifiques, sont socialement situées, localisées culturellement. Le rôle de la personne chercheuse qui interprète les données est importante. Une attitude scientifique consiste donc à prendre en considération cette subjectivité afin de reconnaître son influence et les biais qu’elle introduit dans le processus de recherche et de construction de sens.
Exemple :
Imagine que tu es en train de jouer à un jeu vidéo et que, par hasard, tu remarques que ton personnage va plus vite quand il porte un certain objet. Si tu as une attitude scientifique, tu ne te contentes pas de penser que c’est une coïncidence. Tu te mets à faire des tests :
- Est-ce que c’est vraiment cet objet qui rend le personnage plus rapide ?
- Est-ce que je veux croire que mon personnage pourrait être plus rapide ?
- Est-ce que cela fonctionne dans tous les niveaux ou seulement dans certains ?
- Est-ce que d’autres objets produisent un effet similaire ?
Tu observes les résultats de tes tests, compares les effets, et si les preuves montrent que l’objet a un effet sur la vitesse, tu adaptes ta compréhension du jeu en fonction de ce que tu as appris.
Cet exemple montre qu’avoir une attitude scientifique, c’est être curieux·se, chercher des preuves et ajuster ses croyances ou ses stratégies en fonction de ce qu’on découvre.
Définition : Erreurs prévisibles et systématiques qui affectent notre jugement lorsque nous interprétons et gérons les informations qui nous entourent. Les biais cognitifs influencent la façon dont nous interprétons l’information et peuvent conduire à des erreurs de jugement et à une résistance à l’information. Ces erreurs sont souvent liées à la préservation de notre estime personnelle et peuvent être rationalisées à partir de croyances partagées.
Exemples de biais cognitifs :
– Biais de confirmation
– Raisonnement motivé
– Dissonance cognitive
– Conformité sociale
– Amnésie de la source
– Effet de la répétition
– Effet rebond
– Effet Dunning-Kruger
Sources :
McIntyre, L. (2015). Respecting truth: Willful ignorance in the Internet age. Routledge. McIntyre, L. C. (2018). Post-truth. The MIT Press.
Exemple : Imaginons que tu entends parler de plusieurs accidents d’avion dans les nouvelles au cours de la même semaine. Tu risque alors de te mettre à penser que prendre l’avion est très dangereux, même si les statistiques prouvent que c’est en réalité l’un des moyens de transport les plus sûrs. Ce phénomène est dû au biais de disponibilité : ton cerveau se concentre sur les informations récentes et marquantes (comme les nouvelles sur les accidents), ce qui influence ton jugement et te fait croire que ces événements sont plus fréquents qu’ils ne le sont réellement. Cet exemple montre comment les biais cognitifs peuvent affecter notre perception de la réalité, même si nous avons accès à des faits objectifs. Ce type de biais est prévisible et se produit souvent dans des situations où des informations frappantes ou émou captent notre attention.
Définition : Le consentement est l’accord volontaire qu’une personne donne pour une action qui la concerne, qu’il s’agisse d’un traitement médical ou psychologique, de la participation à une recherche, ou d’interactions dans la vie quotidienne. Le consentement repose sur une information claire et complète permettant à la personne de prendre une décision en toute connaissance de cause. Dans le cadre médical et scientifique, cela signifie que la personne doit être pleinement informée des objectifs, des modalités, des risques et des bénéfices potentiels avant d’accepter un traitement ou de participer à une étude. Dans la vie de tous les jours, le consentement intervient dans de nombreuses situations : lorsqu’il est question d’emprunter un objet, de partager une information personnelle, d’établir un contact physique ou encore de définir des modalités des relations sociales et intimes. Il doit toujours être donné librement, sans pression ni contrainte, et peut être retiré à tout moment. C’est un processus de découverte et d’exploration qui se fait dans le respect. Un consentement valide repose sur le respect, l’écoute et la possibilité pour chacun·e de poser ses limites en toute sécurité.
Source : https://dictionary.apa.org/consent
Exemple : Samuel et Olivier sont en couple depuis quelques mois. Lors d’une soirée en tête-à-tête, l’ambiance devient plus intime et Olivier aimerait essayer quelque chose de nouveau dans leur relation sexuelle. Olivier lui dit : « Ça fait un certain temps que j’ai envie de coucher avec toi. Est-ce que c’est quelque chose qui te tenterait ? » Samuel répond : « Je sais pas trop, ce serait ma première fois… Tu peux m’en parler un peu plus ? » Olivier rassure : « Bien sûr ! L’important, c’est qu’on soit bien tous les deux. Si ça ne te tente pas, on oublie ça, y’a pas de stress. Mais si tu veux en savoir plus, on peut en parler. » Samuel réfléchit et dit : « Ok, ça me rassure. Je veux bien essayer, mais si je ne me sens pas à l’aise, on arrête, d’accord ? » Olivier confirme : « Évidemment ! Tu me le dis à n’importe quel moment et on arrête tout de suite. » Dans cette situation, Olivier prend le temps de demander l’avis de Samuel avant d’aller plus loin, lui explique ce qu’il veut sans lui mettre de pression et respecte ses doutes et limites. Le consentement est ici clair et libre et il peut être retiré à tout moment.
À l’inverse, une mauvaise approche du consentement pourrait ressembler à la situation suivante. Olivier insiste en disant : « J’aimerais vraiment qu’on couche ensemble, tu vas voir, tu vas aimer ça ! » Samuel hésite : « Je sais pas trop… » mais Olivier continue : « Voyons, tout le monde le fait à notre âge ! » Se sentant mal à l’aise mais sous pression, Samuel finit par dire : « Bon… d’accord. » Ici, Olivier met de la pression sur Samuel, minimise ses doutes et ne lui laisse pas l’espace pour faire un choix libre et éclairé. Un consentement sain repose sur une communication ouverte et respectueuse, où chaque partenaire se sent libre d’exprimer ses envies et ses limites, sans crainte ni obligation.
Définition : Le constructivisme est une perspective qui met l’accent sur la façon dont les individus construisent et façonnent activement leur compréhension du monde plutôt que de simplement absorber des informations provenant de l’environnement. Cela suggère que l’apprentissage est un processus continu et interactif par lequel les nouvelles expériences sont liées à des connaissances antérieures afin que la compréhension évolue au fil du temps.
Développée par Jean Piaget (1964), cette théorie de l’apprentissage considère qu’en mobilisant nos capacités cognitives et en réfléchissant à nos expériences de vie, nous construisons notre propre compréhension du monde qui nous entoure et de l’environnement dans lequel nous vivons.
Dans l’ensemble, le constructivisme explique pourquoi deux personnes peuvent percevoir le même événement différemment : la compréhension de chaque personne est façonnée par ses expériences antérieures, ses interactions et le langage dans lequel les significations sont partagées.
Berger, P. L., & Luckmann, T. (1991). The social construction of reality : A treatise in the sociology of knowledge. Penguin Books (Ouvrage original publié en 1966).
Exemple : Imaginons une jeune personne qui grandit dans une société où l’on dit que « les garçons ne pleurent pas » et que « les filles doivent être douces et discrètes ». Au départ, elle assimile ces idées (assimilation) en observant son entourage et les médias. Cependant, en rencontrant des personnes qui expriment leurs émotions librement, ou en découvrant des modèles qui remettent en question ces stéréotypes, elle commence à remettre en cause ces croyances. Elle ajuste alors sa compréhension du genre (accommodation) en intégrant l’idée que les émotions et les comportements ne sont pas déterminés par le sexe, mais influencés par la culture et l’éducation. Ce processus illustre le constructivisme : la perception du genre n’est pas figée, mais évolue en fonction des expériences, des interactions et des nouvelles informations que l’individu intègre au fil du temps.
Définition : La discrimination, dans le contexte de la haine et de la désinformation, désigne le traitement injuste et différencié des membres de divers groupes selon leur âge, genre, origine raciale ou ethnique, religion, nationalité, capacités, orientation sexuelle, statut socio-économique, ou toutes autres caractéristiques. Elle peut se manifester à deux niveaux :
- Au niveau individuel : par des comportements reflétant des préjugés, impliquant un traitement négatif, hostile ou nuisible envers les membres de groupes ciblés.
- Au niveau institutionnel ou structurel : à travers des procédures, lois et politiques qui favorisent certains groupes au détriment d’autres, limitant ainsi les opportunités de ces derniers.
La discrimination est généralement l’expression comportementale d’un préjugé et entraîne donc un traitement négatif, hostile et nuisible des membres des groupes rejetés.
À l’inverse, la discrimination inversée ou positive désigne un traitement favorable accordé à un groupe opprimé plutôt qu’au groupe habituellement privilégié.
On parle par exemple de discrimination raciale, discrimination basée sur le sexe ou de discrimination sociale.
Source : https://dictionary.apa.org/discrimination
Exemple : Camille, une personne non binaire, postule pour un emploi dans une entreprise. Lors de l’entretien, le recruteur remarque que Camille utilise des pronoms neutres et qu’iel mentionne avoir un·e partenaire du même sexe. Bien que Camille ait les compétences requises et une excellente expérience, le recruteur décide de ne pas l’embaucher en se disant que cela pourrait « déstabiliser l’équipe » ou « ne pas correspondre à l’image de l’entreprise ».
Ici, Camille est victime de discrimination, car sa candidature est rejetée non pas en raison de ses compétences, mais en raison de son identité de genre et de son orientation sexuelle. Ce type de discrimination limite les opportunités et perpétue l’injustice des inégalités injustes.
Définition : Mouvement conservateur, adressé aux parents, qui vise à augmenter leur contrôle quant à l’éducation sexuelle dans les écoles pour censurer les propos en lien avec les questions LGBTQIA2S+ et d’ethnicité et ainsi réduire l’influence sociale de ces questions dans leur vie et dans celle de leurs enfants. De nos jours, ce mouvement s’observe globalement. Les parents au sein de ce mouvement prétendent protéger leurs enfants de l’endoctrinement par les personnes de couleur ou les personnes de la communauté LGBTQIA2S+.
Sources :
Baldwin Clark, L. (2023). The Critical Racialization of Parents’ Rights. The Yale Law Journal, 132(7), Article 2139. https://www.yalelawjournal.org/feature/the-critical-racialization-of-parents-rights
Benchetrit, J. (2023, 23 septembre). Where did the term ‘parental rights’ come from?, CBC News. https://www.cbc.ca/news/canada/parental-rights-movement-in-canada-1.6976230
Exemple : Dans une école publique, le programme d’éducation inclut des ateliers sur la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre, visant à promouvoir l’inclusion et le respect de tous les élèves. Certains parents, affiliés au mouvement pour les droits parentaux, s’opposent à ces ateliers, arguant qu’ils vont à l’encontre de leurs convictions personnelles et qu’ils n’ont pas été suffisamment consultés. Iels demandent soit le retrait de ces sessions du programme scolaire, soit la possibilité pour leurs enfants d’en être exemptés.
Cette situation illustre le conflit entre les efforts éducatifs pour promouvoir l’inclusivité et les revendications de certains parents souhaitant exercer un contrôle accru sur ce qui est enseigné à leurs enfants, en particulier concernant les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle.
Il est important de noter que ce mouvement est souvent critiqué pour le potentiel qu’il a de marginaliser davantage les élèves LGBTQIA2S+, en limitant leur visibilité et en restreignant les discussions ouvertes sur ces sujets au sein du milieu éducatif. Il est important que les jeunes aient accès à de l’information concernant la sexualité et la diversité.
Définition : Hypothèse selon laquelle l’hétérosexualité constitue la norme, définissant un comportement sexuel « normal », et selon laquelle les différences entre les hommes et les femmes ainsi que les rôles de genre binaires sont des éléments naturels et immuables des relations humaines normales.
On parle de cishétéronormativité pour souligner le processus similaire visant à valoriser les personnes cisgenres comme la norme.
Selon certains théoriciens sociaux, cette hypothèse est profondément ancrée dans les institutions sociales et juridiques, où elle sert à légitimer la dévalorisation, la marginalisation et la discrimination envers les personnes qui s’écarte de cette norme, notamment les individus LGBTQIA2S+ et les personnes qui souhaiteraient explorer avec plus de fluidité leur genre et leur sexualité.
Source : https://dictionary.apa.org/heteronormativity
Exemple : Lors d’un repas de famille, Emma, une adolescente, mentionne qu’elle n’a pas encore de partenaire. Immédiatement, un de ses proches lui demande en plaisantant : « Oh, tu attends le prince charmant ? » sans même envisager qu’elle pourrait être attirée par les filles ou par d’autres identités de genre.
Ce type de remarque repose sur l’hypothèse implicite que tout le monde est hétérosexuel par défaut. Il invisibilise les autres orientations sexuelles et peut amener une personne LGBTQIA2S+ à se sentir marginalisée ou contrainte de cacher son identité.
Définition : Décision consciente de ne pas savoir ou de nier des faits malgré les preuves disponibles. Ce phénomène est intensifié par la façon dont l’information circule sur Internet, puisque les individus peuvent plus facilement éviter les informations contraires à leurs croyances. Selon McIntyre (2015), « La vérité est essentielle pour la survie et le bien-être humain, mais souvent négligée ou ignorée à l’ère numérique en raison de l’ignorance volontaire et des biais cognitifs. Cette ignorance volontaire représente une menace sérieuse pour la compréhension et le respect de la vérité. »
Source : McIntyre, L. (2015). Respecting truth: Willful ignorance in the Internet age. Routledge.
Exemple : Imaginez une personne qui croit fermement que les vaccins sont dangereux, malgré de nombreuses études scientifiques prouvant qu’ils sont sécuritaires et efficaces. Lorsqu’elle navigue sur Internet, cette personne choisit délibérément de lire uniquement des articles et des forums qui confirment ses croyances, tout en évitant ou en rejetant les informations provenant de sources scientifiques fiables. Ce comportement est influencé par :
- Le biais de confirmation, qui la pousse à chercher et à valoriser des informations alignées avec ses convictions.
- L’ignorance volontaire, car elle décide consciemment de ne pas explorer les preuves contraires pour protéger ses croyances ou éviter un inconfort émotionnel.
Cet exemple montre comment les biais cognitifs et l’ignorance volontaire peuvent limiter la capacité d’une personne à accéder à des vérités objectives, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur ses décisions et celles de sa communauté.
Définition : Une démarche qui vise à créer un environnement qui favorise l’affirmation, la célébration et l’appréciation des différentes approches, styles, perspectives et expériences, permettant ainsi à chaque individu d’assumer pleinement son identité (ou ses identités) et de démontrer ses forces et ses capacités. L’inclusion se traduit aussi, par exemple, par la pratique d’enseigner aux élèves en situation de handicap dans la même classe que les autres élèves, dans la mesure du possible, en fournissant à ces élèves des services de soutien appropriés.
Source : APA
Exemple : Dans un cégep, le professeur de littérature décide de créer un environnement inclusif où toutes les identités de genre et orientations sexuelles sont respectées et célébrées. Il organise une discussion sur la diversité des relations humaines et présente des ouvrages qui abordent la diversité des genres et des orientations sexuelles, traitant de thèmes comme l’homosexualité, la non-binarité et la fluidité sexuelle.
Pour que toutes les personnes étudiantes se sentent incluses, le prof encourage chacun à utiliser les pronoms qu’iels préfèrent et à partager leurs idées sans craindre d’être jugé·es. Lors d’un projet de groupe, une étudiante transgenre, Clara, exprime ses idées sur l’importance de la visibilité des personnes LGBTQIA2S+. Plutôt que de la mettre de côté, ses camarades de classe appuient ses propositions et lui demandent comment rendre leur projet encore plus inclusif.
Le cégep organise aussi une journée de sensibilisation aux droits des personnes LGBTQIA2S+, avec des ateliers pour discuter des défis spécifiques rencontrés par ces communautés et comment soutenir leur droit à l’égalité.
Dans ce cadre, chaque personne étudiante, peu importe son identité de genre ou son orientation sexuelle, se sent valorisée, respectée et incluse dans la dynamique de la classe.
Définition : Pratique médiatique qui repose sur des articles sensationnalistes, souvent sordides, et parfois mensongers, dans le but d’attirer l’attention du lectorat et d’augmenter la diffusion. Il englobe aussi le partage délibéré de fausses nouvelles, allant du clickbait à la désinformation, motivé aussi bien par l’appât du gain que par des intentions de manipulation politique.
Source : Yellow journalism | definition, history, & facts | britannica. (s. d.). Consulté 12 janvier 2025, à l’adresse https://www.britannica.com/topic/yellow-journalism
McIntyre, L. C. (2018). Post-truth. The MIT Press.
Exemple : Imagine qu’un site ou une page de réseaux sociaux publie un article avec un titre comme : « Ta star préférée expulsée de son école pour un énorme scandale ! » Intrigué·e, tu cliques, mais en lisant l’article, tu découvres qu’il traite simplement du fait que cette star qui a été en retard à un cours une fois. Le titre exagéré et trompeur a été conçu pour attirer ton attention et te faire cliquer, même si l’histoire n’a rien de spectaculaire. C’est un bon exemple de journalisme jaune, qui mise sur le sensationnalisme plutôt que sur des faits précis ou importants.
Définition: Doctrine ou pratique qui admet la coexistence d’éléments culturels, économiques, politiques, religieux et sociaux différents au sein d’une collectivité organisée.
Source: https://www.cnrtl.fr/definition/pluralisme
Exemple : Imagine une université où les personnes étudiantes ont des opinions politiques, des croyances religieuses et des origines culturelles différentes. Certaines personnes sont engagées dans des mouvements écologistes, d’autres dans des associations étudiantes liées à des causes sociales, et d’autres encore préfèrent se concentrer sur leurs études sans engagement particulier. Au lieu d’imposer une seule vision du monde, l’université encourage la liberté d’expression et permet la création de divers groupes étudiants : une association féministe, un club de débat politique, une organisation religieuse, un collectif artistique, etc. Tous ces groupes coexistent et peuvent échanger sans que l’un prenne le dessus sur les autres.
Définition : Phénomène qui repose sur l’idée que la vérité peut être « modelée » en fonction de ce que les gens veulent entendre ou ce que l’on veut leur faire entendre. Les faits sont souvent présentés de manière à confirmer des idées préconçues, quitte à ignorer ce qui ne colle pas avec ses opinions.
Désigne une situation où les émotions et les croyances personnelles comptent plus que les faits pour se faire une opinion. En gros, au lieu de chercher ce qui est vrai, on croit surtout ce qui nous arrange ou nous fait réagir.
Un exemple concret de post-vérité est: le déni scientifique. Certaines industries ou groupes d’influence sèment volontairement le doute sur des faits prouvés, comme les dangers du tabac ou le réchauffement climatique, pour manipuler l’opinion publique. Ils jouent sur l’idée que « la science change tout le temps » pour faire croire qu’il n’y a pas de vérité fiable.
D’où ça vient ? L’influence du postmodernisme aurait joué un rôle. Ce mouvement intellectuel remettait en question la vérité absolue. Certaines personnes auraient détourné cette idée pour justifier la désinformation et semer le doute sur tout, même sur des faits évidents.
Sources :
McIntyre, L. C. (2018). Post-truth. The MIT Press.
Post-truth. (2025, janvier 8). https://dictionary.cambridge.org/us/dictionary/english/post-truth
Exemple : Imagine qu’un influenceur populaire sur les réseaux sociaux affirme qu’un certain régime alimentaire ou complément miracle te rendra plus intelligent·e ou en meilleure santé, mais sans fournir de preuves scientifiques solides. Malgré le manque de faits, beaucoup de gens croient cette affirmation simplement parce qu’ils font confiance à l’influenceur ou parce que son message suscite des émotions fortes, comme l’espoir ou la peur de manquer quelque chose. Dans ce cas, ce qui compte pour les gens, ce n’est pas de savoir si l’information est vraie ou prouvée, mais plutôt l’effet qu’elle a sur leurs émotions ou leur opinion personnelle. C’est ça, la post-vérité : les faits passent au second plan, et ce qui importe, c’est ce que les gens ressentent ou veulent croire.
Définition : Acte ou évènement le plus souvent contraire au droit ou à la justice, nuisible aux intérêts de quelqu’un.
Sources : https://www.cnrtl.fr/definition/préjudice
Exemple : Imagine une personne vivant avec un trouble de santé mentale, comme l’anxiété ou la dépression. Alors qu’elle cherche un emploi, un employeur potentiel apprend son diagnostic et suppose immédiatement qu’elle sera moins fiable ou moins compétente, sans même évaluer ses compétences réelles. Il décide alors de ne pas l’embaucher. Ici, le stigma est l’idée négative associée à la santé mentale. Le préjudice, lui, se manifeste par une décision injuste (le refus d’embauche) basée sur ce stigma, et non sur des critères objectifs. Cette discrimination peut avoir des conséquences importantes, comme l’exclusion sociale ou des difficultés économiques pour la personne concernée.
Définition : Un préjugé est une attitude négative envers une autre personne ou un groupe, formée avant toute expérience directe avec cette personne ou ce groupe. Les préjugés peuvent inclure une composante affective (p. ex. nervosité, colère, mépris, pitié, haine) et une composante cognitive (hypothèses et croyances sur les groupes, incluant les stéréotypes). Le préjugé se manifeste typiquement de manière comportementale à travers des actes discriminatoires. Les préjugés ont tendance à être résistants au changement, car ils déforment notre perception des informations relatives au groupe visé.
Un préjugé peut aussi être une attitude ou une opinion préconçue, qu’elle soit favorable ou défavorable. Par exemple, un préjugé basé sur l’ethnicité est appelé racisme ; un préjugé basé sur l’orientation sexuelle perçue est appelé homophobie ou biphobie ; un préjugé basé sur le sexe ou le genre (y compris la transphobie) est appelé sexisme ; et un préjugé basé sur l’âge est appelé âgisme.
Source : APA
Exemple : Alex, un·e étudiant·e non-binaire, arrive dans une nouvelle classe et se présente en utilisant les pronoms iel/elle. Après quelques jours, un de ses camarades de classe lui dit : « Ah, mais t’es sûr·e que t’es pas juste un peu confus·e ? Parce qu’on dirait que t’essaies juste de suivre une mode. »
Cette remarque repose sur un préjugé, car elle diminue l’identité de genre d’Alex en la réduisant à un simple choix de mode ou à une confusion. Ce préjugé vient des stéréotypes autour des identités de genre non binaires, qui sont souvent perçues comme moins légitimes ou sérieuses. Cela peut amener Alex à se sentir invalidé·e dans son identité et marginalisé·e dans un environnement qui ne reconnaît pas sa diversité.
Définition : Façon de penser qui remet en question l’idée qu’il existe des vérités ou des valeurs universelles.
En philosophie et en science : Le relativisme suggère que la vérité ou la connaissance dépendent des croyances de chaque personne ou des cultures locales. Par exemple, ce qui est vrai pour une culture peut ne pas l’être pour une autre, car cela reflète des expériences différentes. Cette philosophie peut même mener à remettre en question la science, sauf si on la voit comme un outil pratique pour observer et prédire ce qui se passe dans le monde.
En éthique (ce qui est bien ou mal) : Le relativisme affirme qu’il n’existe pas de règles morales universelles. Ce qui est jugé « bien » ou « mal » varie selon les cultures, les traditions ou les préférences des gens. Par exemple, une action peut être considérée acceptable dans une société, mais pas dans une autre.
En gros, le relativisme affirme qu’il n’y a pas de vérités ou de règles valables pour tout le monde, car la vérité et les règles dépendent toujours du contexte.
Source : https://dictionary.apa.org/relativism
Exemple : Imaginons qu’une personne de culture québécoise invite quelqu’un à dîner. Dans cette culture, il est souvent considéré poli de finir son assiette pour montrer qu’on a apprécié le repas. Au contraire, dans certaines cultures asiatiques, laisser une petite quantité de nourriture dans son assiette peut être vu comme un signe de respect envers l’hôte, pour montrer qu’on a été bien servi·e. Ce qui est « bien » ou « poli » dans une situation dépend donc des traditions culturelles de chacun·e. Cela montre que les normes (ici, de politesse) ne sont pas universelles, mais relatives au contexte culturel. Ce même principe s’applique au relativisme en éthique ou en vérité : ce qui semble juste ou vrai pour une personne ou une culture peut être différent pour une autre.
Définition : La stigmatisation est une attitude sociale négative envers une personne en raison d’une caractéristique perçue comme une différence ou une déficience, qu’elle soit mentale, physique ou sociale. Elle entraîne souvent du rejet et de la désapprobation et peut conduire à la discrimination et à l’exclusion injuste de l’individu.
Source : https://dictionary.apa.org/stigma
Exemple: Imagine un étudiant qui souffre d’anxiété et décide d’en parler à ses ami·e·s. Plutôt que de le soutenir, certain·e·s le jugent en disant qu’il est « juste trop stressé » ou qu’il « exagère ». À cause de ces réactions, il évite ensuite de parler de son état et hésite à demander de l’aide, par peur d’être perçu comme « faible ». Cet exemple illustre le fait qu’il vit avec le stigma (l’étiquette sociale négative) de la santé mentale : au lieu d’être reconnu comme un problème réel, l’anxiété est minimisée, ce qui peut isoler la personne et la dissuader de chercher du soutien.
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outil
La roue du consentement
Dans toutes les situations où le toucher entre en jeu, il y a deux facteurs : qui fait l’action et qui bénéficie de l’action. Ces deux facteurs se combinent de quatre façons, représentées par les 4 quadrants. Chaque quadrant comporte ses propres défis, ses leçons et ses joies.
Le cercle noir représente le consentement ou l’accord. A l’intérieur du cercle, lorsqu’il y a consentement, un cadeau donné et un cadeau reçu. Sans consentement, à l’extérieur du cercle, les mêmes actions deviennent vol, abus, etc.
© Dr. Betty Martin www.bettymartin.org
Outil
L’ordre sexuel normatif
Pratiques jugées bonnes et naturelles
Pratiques dissertes jugées anormales, mauvaises et perverses
© Enriquez, Chacha (2024). Sexualités et dissidences queers. Éd. du Remue-ménage.
Outil
Le triangle hétérocisnormatif
© Enriquez, Chacha (2024). Sexualités et dissidences queers. Éd. du Remue-ménage.
Outil
Questionnement socratique
Une banque de questions visant à accompagner les jeunes vis-à-vis l’information qu’iels reçoivent : se questionner vis-à-vis de soi, des autres, du contexte et pour tenter de sortir de l’inconfort.